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Les ventes immobilières ont progressé dans le Grand Paris
Les ventes immobilières ont progressé dans le Grand Paris

L’immobilier francilien fait carton plein

Seulement dévoilés, les chiffres de la Chambre des notaires du Grand Paris font déjà sensation. Battant tous les records, l’augmentation des ventes des biens franciliens se double d’une hausse des prix de +6,4 % à Paris intra-muros.

Nouveau niveau record pour les ventes immobilières dans le Grand Paris

Il faut dire que les conditions d’emprunt sont exceptionnelles : les acheteurs bénéficient de taux plus bas que jamais. Dans la région francilienne, les taux d’intérêt battent le dernier record (novembre 2016) avec des moyennes à 1,65 % sur 25 ans, 1,40 % sur 20 ans et 1,15 % sur 15 ans.
Mais en plus de ces conditions optimums, les notaires soulignent l’attrait de la pierre. L’immobilier reste une valeur refuge pour de nombreux Français, et l’envie de devenir propriétaire est également toujours présente.
Dans cette configuration, nulle surprise : les 180.000 ventes annuelles relevées par les notaires du Grand Paris permettent au marché immobilier francilien de battre de 12 % les records des années 1999-2007. Et 2019 ne devrait pas faire mentir cette tendance : sur les trois premiers mois, 45.520 transactions ont déjà été réalisées.

Les appartements et les maisons plébiscités

Plus en détail, le marché des appartements se porte plus que bien. Les professionnels ont relevé une hausse du nombre de ventes de +8 % sur un an avec 123.020 transactions. À noter que ce marché est extrêmement fluide avec un prix moyen au mètre carré à 6.000 € (+4,6 % en un an). Les biens se trouvent principalement en grande couronne beaucoup mieux achalandée en offre de logements neufs que Paris et sa petite couronne.
Et côté maison, les ventes augmentent de 2 % sur les 12 derniers mois avec 57.200 transactions relevées par les notaires du Grand Paris. Le niveau atteint même un record sur les trois premiers mois de l’année 2019 avec 3.530 actes de vente. Des chiffres qui pulvérisent ceux de la période de référence de 1999 à 2007 (14 % de ventes en plus). Ce sont les départements du Val-de-Marne et des Hauts-de-Seine en Ile-de-France qui entrainent le marché avec +17 % et 18 % de transactions. Les prix continuent également d’y augmenter, mais moins qu’à Paris (+2,4 %).

Un marché immobilier qui se porte bien, mais qui se fragilise

Autre enseignement de la nouvelle étude de la Chambre des notaires du Grand Paris : les prix sont loin de stagner dans la capitale. Au contraire, ils ont gagné +6,4 % en un an et les biens s’échangent à plus de 8.000 €/m² dans tous les arrondissements. Et si au cœur de la capitale, ils sont à plus de 11.000 €, l’écart se resserre entre arrondissements. À noter que l’augmentation des prix depuis 2015 atteint +27 %. Dans les faits, le prix moyen du mètre carré à Paris devrait atteindre 10.000 € dans les semaines à venir. Un signe fort de gentrification extrême de la capitale.
Ces hausses de prix ainsi que le niveau atteint à Paris et en petite couronne rendent le marché immobilier francilien très fragile selon les notaires. Il est aujourd’hui fortement dépendant du niveau des taux d’intérêt et de la possibilité ou non pour les acquéreurs de se positionner.

Les investisseurs en manque de biens immobiliers neufs

Et le marché de l’immobilier ancien n’est pas le seul à vivre des hausses effrénées : les biens neufs en Île-de-France se vendent de plus en plus et de plus en plus cher également. Pour le premier trimestre 2019, les notaires ont relevé 8.764 transactions (appartements et maisons). Soit une augmentation de +5 % par rapport à 2018. Du côté des investisseurs, ceux-ci sont de retour (notamment en loi Pinel) avec +7 % sur la période (+3 % pour les résidences principales). Toutefois, promoteurs et investisseurs se retrouvent devant un problème de taille : les permis de construire sont en recul tout comme le nombre de terrains à vendre. Les demandes ne sont donc plus alimentées à la hauteur voulue : sur le 1er trimestre 2019, seuls 3.635 logements ont été commercialisés, soit 40 % de moins qu’en 2018 pour la même période. L’offre actuelle ne dépasse pas 8,2 mois de fonctionnement du marché. L’équilibre étant généralement réalisé avec 12 mois de fonctionnement. Les prix, eux, ne montent que très peu : +1,8 % sur les 12 mois soit 5.034 €/m² sans parking.

Publié par Sarah Joly

A propos Sarah Joly

Responsable Publicité et Communication chez L'immobilier 100% entre Particuliers.

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