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Les acheteurs sont enthousiastes
Les acheteurs sont enthousiastes

L’immobilier sourit aux vendeurs

L’une des dernières études portant sur le marché immobilier français fait état de légères inquiétudes du côté des vendeurs. S’ils sont privilégiés aujourd’hui, notamment parce qu’ils sont moins nombreux que les acheteurs, cette situation pourrait en effet ne pas durer.

Immobilier : les vendeurs font face à des acheteurs enthousiastes

Aujourd’hui, sur un marché immobilier encore dynamique, les vendeurs sont en position de force. À raison de 3,1 millions d’acheteurs en janvier 2019 alors qu’il n’y avait que 2,1 millions de vendeurs, le rapport de force s’est établi à 1,5 acheteur contre 1 vendeur. De quoi largement favoriser ces derniers.

D’autant plus que les futurs acquéreurs restent enthousiastes : pour 69 % d’entre eux, ce début d’année 2019 est le meilleur moment pour acheter. C’est le même pourcentage qu’en octobre 2018. Et à 79 %, ils trouvent les taux immobiliers assez attractifs pour déclencher leurs envies d’achat. Pour autant, ils sont également conscients que la pression se fait de plus en plus forte : 56 % pensent qu’il y a, dans le secteur où ils recherchent, un nombre plus grand d’acheteurs que de vendeurs (ils étaient seulement 47 % dans ce cas en octobre dernier).

Afin de faire face à ces difficultés, 82 % des acheteurs sont aujourd’hui prêts à faire des concessions alors qu’ils n’étaient que 73 % en janvier 2018. Il faut dire qu’à 73 % (contre 67 % auparavant), les futurs acquéreurs se sentent ralentis dans leur achat par la difficulté de trouver « le » bien immobilier dont ils rêvent. Pour 44 % (contre 40 % en janvier 2018), les concessions seront faites en particulier sur la surface. Trente pour cent (contre 22 % l’année dernière) pouvant accepter de revoir la localisation de leur bien.

Le prix du bien immobilier : principal point de désaccord entre vendeur et acheteur

En parallèle, les vendeurs sont 69 % à penser que le moment est venu de mettre leur bien sur le marché immobilier. Pour 42 % celui-ci leur est favorable dans la zone où se situe leur logement, en raison de la présence plus importante d’acheteurs que de vendeurs. Seulement 21 % pensant l’inverse. Malgré tout, les vendeurs ont également quelques difficultés à réaliser cet acte. Pour 44 %, vendre un bien immobilier est compliqué. Notamment en raison du manque d’offres d’achat qui touche 35 % des vendeurs. Et sans surprise, c’est parmi les vendeurs de province que ce sentiment est le plus prégnant : 49 % contre 26 % des vendeurs d’Île-de-France.

Les vendeurs ont également l’impression qu’il est pour eux difficile de s’entendre avec les acheteurs en ce qui concerne le prix. Il faut dire qu’alors que 2/3 des acquéreurs ont un budget ne dépassant pas 300.000 euros, seuls 40 % des biens sont vendus sous cette limite. Et sur le prix, ni les acheteurs (à 23 %) ni les vendeurs (à 24 %) ne sont prêts à faire des concessions.

Tendance du marché immobilier : le cas particulier de l’Île-de-France

Alors qu’un acheteur sur 4 réside en Île-de-France, ce secteur n’accueille que 20 % des vendeurs. Cette dissonance explique en grande partie que les futurs acquéreurs franciliens ressentent plus fortement les freins énoncés ci-dessus que les autres acheteurs. Ainsi, ils sont 66 % à penser qu’il existe un fort déséquilibre entre nombre d’acheteurs et nombre de biens vendus dans leur zone de recherche. De même, 56 % ont l’impression que l’achat est un processus difficile (52 % de la totalité des acheteurs en France) et 65 % qu’ils ont moins de choix (62 %). Et pour 65 % (contre 58 %), les prix sont irréalistes.

Quant aux vendeurs d’Île-de-France, en position de force, ils sont 68 % à penser que la vente est plus facile dans leur région qu’ailleurs en France. La fixation du prix juste (et non pas en dessous du marché) est la chose la plus compliquée pour 27 % des vendeurs franciliens. Dans cette région, ils ne sont que 21 % à craindre de ne pas vendre assez rapidement alors qu’ils sont 3 vendeurs sur 10 en province à le redouter.

Immobilier : vers un avenir moins rose ?

Dans les faits, les acheteurs tout comme les vendeurs craignent aujourd’hui une détérioration sur le plan économique. Et les vendeurs de province sont également les plus pessimistes sur ce point : 49 % ont cette crainte contre 44 % sur l’ensemble des vendeurs.

En revanche, acheteurs et vendeurs franciliens s’attendent, à 40 et 35 %, à une augmentation des prix. Ils ne sont que 36 % du total des acheteurs français et 30 % du total des vendeurs en France à y songer.

Publié par Sarah Joly

A propos Sarah Joly

Responsable Publicité et Communication chez L'immobilier 100% entre Particuliers.

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