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Les biens à la campagne peinent souvent à se vendre
Les biens à la campagne peinent souvent à se vendre

Les écarts de prix se creusent entre grandes villes et campagne

Mis en lumière par la crise des gilets jaunes, l’abandon des zones rurales se vérifie également au cœur du marché immobilier. Car si les métropoles attirent de plus en plus d’habitants, c’est au détriment des logements situés en campagne. Conséquence, les écarts de prix s’accentuent toujours davantage.

Logement et prix de l’immobilier : les Français boudent les zones rurales

Alors qu’à la fin des années 70, les jeunes citadins rêvaient de grand air et de campagne tout en continuant à travailler en ville, les jeunes ruraux d’aujourd’hui font le chemin inverse. Après une longue période de périurbanisation (citadins s’installant en zone rurale), c’est donc maintenant les métropoles qui attirent le plus d’habitants. Car les actifs d’aujourd’hui choisissent majoritairement de vivre à proximité de leur travail qui se trouve généralement dans ces grandes métropoles.

Cette polarisation de l’économie y a pour conséquence une augmentation très forte du prix des logements, la demande dépassant l’offre. C’est ainsi qu’à Paris, pour acquérir un logement en ce début d’année 2019, il faut prévoir un budget 4 fois plus important qu’il y a 20 ans, le prix moyen se montant à 10.034 €/m². Un prix d’ailleurs bien trop élevé pour le pouvoir d’achat des locaux. Et si ce phénomène impacte les grandes métropoles de France, il a également des conséquences sur le marché des biens ruraux. Ceux-ci, délaissés, perdent peu à peu de la valeur et l’écart entre les prix se creuse encore.

Grandes métropoles : des logements aux prix parfois hors d’atteinte

Toutefois, certains professionnels notent un ralentissement de la hausse des prix dans de nombreuses métropoles françaises. Dans les faits, seules deux grandes villes semblent encore afficher des hausses de prix à deux chiffres : Limoges en Haute-Vienne et Rennes. Dans la première, qui partait de prix très bas, le mètre carré a augmenté de +10,3 % en un an et de +12,3 % à Rennes. Dans les autres métropoles françaises, la hausse se cantonne souvent à un petit +2 % sur les douze derniers mois (Nice, Strasbourg, Toulouse, Marseille, Lille). Les prix reculent même parfois (Metz, Brest, Amiens). Et plus étonnant encore, Bordeaux connait également un ralentissement de la hausse du prix du mètre carré avec seulement +8,6 % sur un an. Dans ce dernier cas toutefois, ce n’est pas une baisse de l’activité économique qui fait ralentir le marché, mais bien le fait que les prix sont désormais hors d’atteinte pour la plupart des acheteurs.

Et sans surprise, puisque c’est ce type de bien qui est majoritaire en ville, ce sont les prix des appartements qui ralentissent le plus. Sur ce marché, le mètre carré n’a gagné « que » 3,4 % entre 2018 et 2019 contre +4,7 % l’année d’avant. En revanche, alors qu’elles avaient beaucoup perdu, les maisons affichent des prix supérieurs de +4,7 % qu’il y a seulement 3 mois. À noter que les ventes de maisons anciennes, boostées par les conditions de crédit actuelles, se portent mieux avec +1 % de ventes supplémentaires après des mois de baisse.

Immobilier : des marges de négociation en baisse

Malgré cette apparente bonne santé, les vendeurs immobiliers sont aujourd’hui obligés de proposer un prix calibré pour les appartements comme pour les maisons. Ils font effectivement face à des acheteurs qui sont non seulement moins nombreux qu’auparavant, mais qui en plus manquent souvent de moyens financiers. En conséquence, les marges de négociation sont en chute libre depuis quelque temps. Aujourd’hui, elles ne se montent qu’à 3,3 % pour les appartements et 4,6 % pour les maisons (soit 3,9 % pour l’ensemble du marché). Autre sujet d’inquiétude, le nombre de compromis est en net recul. Plombé par des prix devenus souvent inaccessibles et malgré les efforts des établissements de crédit, le marché s’essouffle.

Publié par l’équipe éditoriale de L’immobilier 100% entre Particuliers

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