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A Bordeaux, le marché immobilier se calme
A Bordeaux, le marché immobilier se calme

L’immobilier s’essouffle en Gironde

Même si les prix ont continué à augmenter en 2018 à Bordeaux, le marché de l’immobilier semble lever le pied depuis quelques mois. C’est en tout cas ce qu’indiquent les chiffres donnés par la chambre des Notaires de Gironde dans son dernier rapport.

Immobilier : moins d’arrivées de cadres dans la métropole bordelaise

Peu de surprise du côté des prix de l’immobilier en Gironde : les statistiques des Notaires confirment la tendance encore haussière de ceux-ci à Bordeaux et dans sa métropole. Dans leur rapport portant sur les mois allant de novembre 2017 à fin octobre 2018, on découvre même que 2 des villes voisines de la préfecture font partie, au même titre que Bordeaux, des communes françaises où les prix ont le plus augmenté. Il s’agit de Mérignac, où les biens ont gagné en un an +13,6 % et de Pessac qui a connu une hausse du prix de ses logements atteignant +16,4 %.

Ces chiffres, tout comme les 12,7 % d’augmentation des prix à Bordeaux même, confirment donc que la gentrification est en marche dans la métropole girondine. Les ménages originels n’ayant plus les moyens d’acheter dans la ville se dirigent naturellement vers les communes extérieures, laissant les hauts revenus s’emparer des biens en faisant augmenter leurs prix. Ainsi, alors que la part des cadres supérieurs dans la population française n’atteint que 17,7 %, à Bordeaux ces derniers représentent 38,9 % des acheteurs. Et 29 % des acquéreurs dans la métropole. Mais les notaires notent tout de même que ce pourcentage se réduit d’année en année depuis 3 ans (moins 3 points par an en moyenne). Le marché a-t-il atteint un palier ? Toujours est-il que les logements collectifs neufs n’ont plus la côte parmi les CSP+, ils n’y représentent plus que 38 % des acquéreurs (en baisse de 9 points). Les investisseurs locatifs semblent délaisser peu à peu la capitale girondine.

Les prix des biens immobiliers anciens toujours en augmentation en Gironde

Alors que, hors de la métropole bordelaise, le marché immobilier souffre, le prix médian s’élève à 3.260 €/m² pour tout le département. Les acheteurs doivent dépenser, en moyenne, 3.990 €/m² (en hausse de +2,8 %) pour un appartement neuf et 3.260 €/m² pour un appartement ancien (+10,2 %). Au niveau des maisons anciennes, les notaires ont relevé un prix médian de 242.000 € sur le département (en hausse de +3,2 %) alors que le prix du mètre carré constructible a diminué de 13 % à 110 €/m².

Toutefois, là comme ailleurs, le marché connait des fortunes diverses. Si le prix des maisons anciennes a augmenté de +9 % en moyenne dans la métropole bordelaise (à 320.000 €), trois de ses villes ont en revanche vu ce prix diminuer (Tresses, Saint-Jean-d’Illac et Lormont). À Bordeaux même, l’ancien a augmenté de +17,8 % alors que l’immobilier neuf diminuait de -0,2 %. Pour acheter au sein même de la préfecture, il faut dépenser 4.210 €/m² en moyenne (neuf et ancien confondus).

Immobilier en Gironde : les ventes de biens neufs en chute libre !

Mais le marché immobilier girondin ne se résume pas à Bordeaux et à sa métropole. Les notaires du bassin d’Arcachon ont ainsi noté une augmentation des prix de +9,7 % dans l’ancien sur le secteur et de +14 % à Arcachon avec un prix moyen de 545.000 € pour une maison. Au cœur de la région viticole du Médoc, les prix n’ont en revanche gagné « que » +4,6 % en un an. Dans ce secteur, les acquéreurs gagnent d’ailleurs en âge : la part des plus de 60 ans représente 10 % de plus qu’il y a dix ans. Chose amusante, alors que le prix de la vigne explose à Pauillac (1,65 million d’euros l’hectare), dans ce village, le prix des maisons affiche un tout petit prix médian de 125.000 €.

Pour finir, niveau transactions, tous les secteurs semblent toucher par une baisse des ventes. Les notaires ont ainsi relevé une baisse de 40 % des ventes de logements neufs sur le département alors que les chiffres des ventes de biens anciens stagnent : +1 % pour les appartements à fin octobre 2018 et -1 % pour les maisons.

Publié par l’équipe éditoriale de L’immobilier 100% entre Particuliers

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