Accueil > Actualités > L’imposition des revenus locatifs
En matière de déclaration des revenus locatifs, la fiscalité est compliquée et demande souvent des explications
En matière de déclaration des revenus locatifs, la fiscalité est compliquée et demande souvent des explications

L’imposition des revenus locatifs

Compliquée la fiscalité française ? Oui, et encore plus en ce qui concerne les revenus locatifs. Année blanche, régime réel, régime simplifié, micro foncier, BIC réel, micro BIC… selon que vous louez un bien immobilier nu ou meublé, on vous explique tout !
Conseils pour réussir l’achat d’un bien immobilier en 2018.

Propriétaire d’un logement nu : régime micro foncier ou régime réel

Les revenus locatifs d’un bien nu (sans meuble) sont toujours soumis au régime foncier. Mais vous pouvez, en fonction du montant de ces revenus, parfois choisir entre le régime réel ou le régime micro foncier.

Le régime réel

Si vous encaissez plus 15.000 € de loyers annuels ou si vous êtes membre d’une SCI (Société Civile Immobilière) ou d’une SCPI (Société Civile de Placement Immobilier), vous êtes obligatoirement soumis au régime réel.
Vous devez déclarer vos revenus locatifs en tant que revenu foncier. Celui-ci correspond aux loyers que vous avez perçu moins les charges payées (charges de copropriétés, charges locatives, intérêts d’emprunt, dépenses pour travaux, déductions découlant d’un dispositif fiscal…).
Si cette déduction entraine un déficit (en cas de lourds travaux par exemple), vous pourrez le déduire dans la limite de 10.700 €, le reste étant reporté sur les années suivantes (avec une limite de 10 ans).
Votre déclaration doit être effectuée à l’administration fiscale à l’aide de la déclaration de revenus fonciers n°2044 (calcul du résultat imposable) dont le total sera reporté sur votre déclaration principale (n°2042).

Le régime micro foncier

À moins de 15.000 € de revenus locatifs annuels, vous pouvez opter pour le régime simplifié ou régime micro foncier.
Ce régime offre un abattement forfaitaire de 30 % sur les loyers reçus. Le restant étant intégré à vos revenus imposables. Cela signifie que vos revenus locatifs (moins 30 %) sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Pour déclarer vos revenus en micro foncier, vous devez indiquer l’intégralité des loyers de l’année N-1 sur votre déclaration principale (l’administration se chargera du calcul de l’abattement).

À noter : si vos revenus sont inférieurs à 15.000 €, vous pouvez également opter pour le régime réel, mais cela vous engage pour deux ans. Cette solution peut être avantageuse si le total de vos charges dépasse les 30 % de l’abattement forfaitaire du micro foncier. Attention toutefois, contrairement au micro foncier, le régime réel demande la tenue d’une comptabilité précise et les charges doivent être justifiées.

Location meublée : le BIC réel ou le micro-BIC

Vous louez un logement meublé ? Si vous êtes non professionnels (bailleur particulier) vous pouvez opter pour l’un ou l’autre BIC (Bénéfices industriels et commerciaux).

Le BIC réel

 
Obligatoire uniquement si les loyers annuels perçus sont supérieurs à 70.000 € le régime BIC réel permet de déduire de vos loyers, vos charges réelles (intérêts d’emprunt, charges de copropriétés, travaux, charges de gestion…), mais également l’amortissement de votre bien (à hauteur de 2 % de son prix d’achat sans la possibilité d’induire un déficit).
Le total, qui peut être nul, est à intégrer à vos revenus imposables et s’il y a déficit vous pourrez l’imputer sur les revenus des dix années suivantes.
Pour effectuer votre déclaration vous devez avoir recours à la déclaration de résultats n°2031 avant d’utiliser la déclaration complémentaire n°2042 C PRO.

Le micro BIC ou régime simplifié

En dessous de 70.000 € revenus locatifs vous pouvez opter pour le régime simplifié, dit micro BIC.
Celui-ci offre un abattement forfaitaire à hauteur de 50 % des loyers, charges et provisions pour charges. En cas de chambre d’hôtes ou de locations de meublés de tourisme, cet abattement forfaitaire se monte à 71 %.
Pour profiter de ce régime simplifié, vous devez déclarer vos recettes locatives sur le formulaire n°2042 C PRO.

À noter : il est possible de demander un rattachement au BIC réel même si vos recettes sont inférieures à 70.000 €. Cette option est néanmoins prise pour deux ans.

2018 : année blanche pour les revenus locatifs

En raison de la mise en place du prélèvement à la source, les revenus locatifs de l’année 2018 ne seront pas imposés. Toutefois, afin de ne pas pénaliser ceux qui ont réalisé des travaux locatifs en 2018 et pour ne pas dissuader les autres d’en faire, le gouvernement a mis en place un dispositif de réduction exceptionnelle. Les propriétaires pourront déduire 100 % des travaux lors du calcul de leurs revenus fonciers 2018. En 2019, la déduction sera effective et de 50 % des travaux réalisés en 2018 et 2019.

Cela signifie que si vous avez réalisé des travaux pour une facture très élevée, vous allez pouvoir profiter de l’effet d’aubaine produit par cette mesure. En effet, si la facture de vos travaux 2018 est égale à plus du double de vos revenus locatifs annuels augmenté de deux fois le déficit imputable sur le revenu global (soit 10.700 € x2) la déduction à 150 % aboutira à un déficit foncier plus important que la facture totale des travaux.

Publié par

A propos Sarah Joly

Responsable Publicité et Communication chez L'immobilier 100% entre Particuliers.

Sur le même sujet

L’achat d’un poêle peut se financer grâce au crédit d’impôt pour la transition énergétique

Faut-il choisir un poêle à bois ou à granulés ?

Conseils pour choisir le poêle qui convient le mieux à vos besoins

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.