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Dès le printemps prochain, le montant des APL devrait être calculé sur les revenus de l’année en cours
Dès le printemps prochain, le montant des APL devrait être calculé sur les revenus de l’année en cours

Calcul des APL : ce qui va changer en avril 2019

Si du côté du gouvernement, tout est fait pour rassurer les allocataires, les experts estiment que la prochaine réforme des APL (aide personnalisée au logement) se fera au détriment de ces derniers. Découvrez pourquoi.

Réforme du calcul des APL : un milliard d’euros d’économies

Le gouvernement aurait-il une dent contre l’aide personnalisée au logement ? C’est en tout cas ce que la réforme prochaine de leur mode de calcul fait penser à certains. Celle-ci arrive en effet après la baisse de 5 euros de l’an dernier et la non-revalorisation de cette année. Et même si cette réforme est qualifiée de « politiquement juste » par le secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, elle fait polémique depuis son annonce.

Pour tout comprendre, il faut savoir qu’à partir du 1er avril 2019, le calcul de l’APL sera effectué sur les revenus de l’année en cours alors que jusqu’à maintenant l’administration prenait en compte les revenus n-2. Pour justifier cette mesure, le secrétaire d’État a pris comme exemple la situation d’une mère de famille avec deux enfants, passant d’un travail à temps plein à un travail à temps partiel : son allocation sera alors automatiquement revalorisée sans qu’elle ait besoin d’attendre deux ans.

Dans les faits, cette mesure permettra au gouvernement d’engranger un milliard d’euros d’économies alors qu’ils sont aujourd’hui 6,5 millions de ménages (soit 20 % et en particulier les plus modestes) à bénéficier de l’APL.

Un nouveau mode de calcul qui fait polémique

Pour l’adjoint chargé du logement à la mairie de Paris, cette réforme du calcul de l’APL est une façon pour le gouvernement d’économiser sur le dos des locataires. Un changement également pointé du doigt par l’économiste Pierre Madec, qui s’appuie sur la Cour des comptes qui qualifiait ce type de réforme « d’inefficiente » et mettait en garde, déjà en 2015, sur les risques de « dégradation de la situation des allocataires » qu’elle pouvait entrainer.
Enfin, pour le professeur de l’université Paris-Ouest, spécialiste du logement, Michel Mouillart, cette réforme risque de faire sortir des allocataires du système et de faire baisser les prestations de ceux qui y auront encore droit. Des déductions qui laissent de marbre le secrétaire d’État qui assure que chaque allocataire aura « ce dont il a besoin ».
Une histoire à suivre dans le projet de finances 2019 qui sera présenté à l’automne.

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A propos Sarah Joly

Responsable Publicité et Communication chez L'immobilier 100% entre Particuliers.

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