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La hausse des prix des logements ne permet plus de compenser l’attractivité des taux
La hausse des prix des logements ne permet plus de compenser l’attractivité des taux

Les taux et les prix immobiliers en juin 2018

Les professionnels de l’immobilier sont en alerte ! Depuis un an, les résidents des grandes métropoles françaises subissent une baisse de leur pouvoir d’achat immobilier. En cause : la remontée des prix des logements alors que les taux d’intérêt sont eux, toujours, à un niveau très bas.

Hausse des prix : les professionnels de l’immobilier s’inquiètent

Il existe trois conditions pour que le marché immobilier se maintienne dans une dynamique positive.
Il faut tout d’abord que les futurs acheteurs aient confiance en l’avenir : celle-ci semble retrouvée.
Ensuite, il est nécessaire que les taux d’intérêt restent à un niveau attractif : cela tombe bien, depuis 6 mois, ils ont perdu en moyenne 19 centimes en France ce qui a fait diminuer de 15 % le cout de l’argent pour les emprunteurs.
Mais la troisième condition, c’est-à-dire des prix conformes au budget des futurs acheteurs, est en revanche de moins en moins d’actualité. Et les professionnels s’inquiètent, à l’instar du courtier Empruntis qui demande, par la voix de sa directrice d’études et de la communication, un retour à la raison de la part des vendeurs. En effet, sur les 6 mois qui viennent de s’écouler, le niveau très bas des taux ne permet plus de compenser la hausse des prix qui atteint +3,6 % en moyenne nationale. Bien sûr, toutes les métropoles ne sont pas logées à la même enseigne. Ainsi si les prix de l’immobilier ont augmenté de +11,3 % à Bordeaux, ils n’ont gagné « que » +2 % à Strasbourg et ont même perdu -2,25 % à Lille.

Les taux bas ne compensent plus la hausse des prix des logements

Et ces écarts se constatent aisément lorsque l’on se penche sur le pouvoir d’achat des Français. Ainsi, un ménage qui peut s’offrir un 90 m² à Strasbourg, n’aura qu’un 75 m² à Lyon pour le même prix. Plus encore, pour le prix d’un 75 m² à Lille, les acheteurs ne peuvent acquérir qu’un 45 m² à Bordeaux. Et pour finir, un 110 m² à Lille revient au même prix qu’un 30 m² à Paris.
C’est un fait, certaines villes sont plus chères : si vous comptez acheter à Bordeaux, vous devrez dépenser 1,5 fois plus qu’à Toulouse. De même, un achat à Paris vous reviendra 3,2 plus cher que dans la ville rose.

Toutefois, chez Empruntis, on prédit une baisse du nombre de biens disponibles. Le nombre de logements mis en chantier a en effet diminué de 6,1 % entre les 3 derniers mois de 2017 et les trois premiers mois de 2018. Et alors que les banques continuent à tenter d’attirer de nouveaux clients, on distingue les premiers effets du ralentissement de la demande suite à la baisse du pouvoir d’achat immobilier.

Les moins fortunés des acquéreurs sont aujourd’hui contraints de s’éloigner du centre-ville pour trouver un appartement ou une maison à leur budget. C’est particulièrement le cas dans la capitale, où, alors qu’un ménage peut s’offrir un 59 m² dans le XVIIIe avec un revenu de 7.000 €/mois, ce genre d’achat est impossible avec 5.000 €/mois. En pratique, la chambre des Notaires d’Île-de-France a constaté des différences de prix de l’ordre de 40 à 50 % entre les quartiers parisiens proches du périphérique et les communes de la petite couronne.

Publié par l’équipe éditoriale de L’immobilier 100% entre Particuliers

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