Accueil > Economie-Finance > Acheter avec sa descendance
Achat immobilier intergénérationnel
Achat immobilier intergénérationnel

Acheter avec sa descendance

Votre enfant n’a pas les moyens de s’acheter un bien immobilier ? Un achat commun peut être envisagé pour investir ou faciliter la transmission du patrimoine.

Achat en indivision : chacun est propriétaire à hauteur de son apport

Lors d’un achat en indivision, chacun possède une part du bien dans la proportion indiquée par le titre de propriété. Chaque acquéreur est propriétaire à hauteur de son apport. La part appartenant à chacun et celle qui lui revient en cas de revente du bien sont fixées lors de la conclusion de l’acte de vente. Cette solution permet ainsi de se partager la propriété mais comporte quelques inconvénients. En effet, les décisions importantes doivent être prises à l’unanimité. Si votre enfant refuse par exemple d’effectuer de gros travaux ou de vendre le bien, la situation restera bloquée. Pour limiter ces contraintes, il est possible de nommer un mandataire qui sera le seul à pouvoir prendre les décisions importantes. Une convention d’indivision peut aussi être mise en place. Elle permet d’éviter la sortie d’un indivisaire pendant 5 ans. Enfin, pensez à prendre en compte les éventuels conjoints de vos enfants qui pourraient devenir indivisaires en cas de décès.

Immobilier : La SCI est-elle plus adaptée ?

La Société civile immobilière (SCI) offre un cadre de gestion plus souple que l’achat en indivision. Les acquéreurs qui optent pour cette formule détiennent des parts sociales proportionnelles à leur apport au capital de la société. Les associés déterminent librement le contenu des statuts : conditions de gestion, revente du bien, rachat des parts sociales des copropriétaires, travaux… Cette solution est également intéressante d’un point de vue fiscal. En effet, si vous donnez des parts sociales à vos enfants, le capital restant dû sera déduit de leur montant. La SCI nécessite toutefois d’accomplir certaines formalités administratives notamment liées à la création de la société, l’organisation d’une assemblée générale annuelle et la tenue d’une comptabilité spécifique.

Devenir propriétaire : Le prêt familial pour aider votre enfant

Une solution plus simple permet à votre enfant d’être directement propriétaire de sa résidence principale : le prêt familial. Dans ce cas, pensez à établir au minimum une reconnaissance de dette sous seing privé sans pour autant faire appel à un notaire ou un avocat. La somme, la durée du prêt, les modalités de remboursement doivent y figurer. Attention cependant, selon la façon dont vous procédez, l’administration fiscale peut croire qu’il s’agit d’une donation. Dans ce cas, ce prêt pourrait être source de conflits entre les héritiers. Lorsque vous accordez un emprunt à vos proches, une déclaration doit être faites au service des Impôts dès lors que son montant excède 760 euros par an. Ainsi, pensez à bien vous renseigner avant de prêter de l’argent à vos enfants.

Publié par

A propos Sarah Leon

Responsable Publicité et Communication chez L'immobilier 100% entre Particuliers.

Sur le même sujet

Le prêt à taux zéro permet aux primo-accédants de décrocher un meilleur financement immobilier

Le prêt à taux zéro

Tout ce que vous devez savoir sur le PTZ

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.